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Parce que les transatlantiques...

Epilogue
Voyages - 2002 - Tour d'Europe (Suzuki SVS 650)

QUELQUES CHIFFRES

  • 3 mois de préparation physique
  • 1 vis de culasse cassée
  • 50 jours de voyages
  • 15000 kilomètres parcourus
  • 15 pays croisés (France, Grande-Bretagne, Belgique, Hollande, Danemark, Suède, Finlande, Norvège, Allemagne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Autriche, Italie)
  • 1400 photos
  • 1 pneu arrière
  • 1 kit-chaîne
  • 2 vidanges
  • 6 kilos de perdus (de 71 à 65 Kg pour 1m82 ! Va falloir me remplumer...)
  • 800 Euros de facture téléphonique. Arg !
  • 45 Mo pour ce site

OBJECTIF ATTEINT ?

Je voulais me sentir vivre "plus fort", et ça a été le cas. J'ai connu de moments de bonheur intense, des moments de déprime profonde, des moments de solitude, des moments d'excitation, de la peur, parfois de la douleur mais toujours un sentiment d'exaltation... Ce voyage restera une tranche de ma vie bien ancrée dans ma mémoire. Il est encore un peu tôt pour dire tout ce que j'en ai retiré, mais j'imagine aisément qu'il en restera quelque chose de conséquent. Je ne sais encore quels ont été les meilleurs moments, c'est trop frais dans ma tête. Mais aujourd'hui, en vrac, je garde quelques images : 

  • le vertige que me donnaient les fords norvégiens au détour d'un virage
  • la sérénité dans un café à Prague, à côté d'une école de musique
  • la douceur du petit-déjeuner pris sur le quai de la rail-station en Ecosse
  • la hargne contre le froid, le vent et la pluie lors de la montée du Cap Nord
  • la compassion pour la jeune héroinomane tchèque
  • la peur quand les biches ont surgi devant moi
  • la beauté des orages de Finlande avec lesquels je jouais une partie d'échecs sur 300 kilomètres
  • l'ambiance électrique du festival d'Edinburgh
  • et plein d'autres encore...
L'on pourrait considérer que j'ai trop roulé, que je suis passé trop vite dans les pays, que je n'ai pas suffisamment profité des lieux... Ca n'est pas faux, mais c'est de cette façon que j'envisageais ce voyage. Une sorte de défi à moi-même, une fringale de route, de paysages et de sensations. Il est sans grand intérêt de pérorer sur les raisons plus ou moins profondes qui ont conduit mes choix et mes itinéraires. J'ai vécu ce que je voulais vivre. Et au-delà de la fierté, certes puérile, de la "performance" (15000 bornes tout de même !), plus que jamais le monde était à moi, sous mes roues. Il me reste bien des routes à parcourir, bien des pays à visiter et nul doute que je remonterai en selle pour aller jeter un coup d'oeil sur ces "ailleurs".LA MOTOLa SVS totalise aujourd'hui plus de 43000 km. Si je dois faire le compte des problèmes rencontrés depuis son achat, il y a de quoi être impressionné par sa fiabilité : Un fil de cligno débranché Deux coupe-circuits impromptus, apparemment lors de passages de vitesses un peu brutaux (faux-contact sur la béquille ?) Feu arrière mort le lendemain de mon retour Bien traitées, les motos modernes ont de quoi tenir les années et les kilomètres sans craintes. Pas idéalement adaptée aux grands périples, la SVS reste une bonne moto de voyage. Sur la fin, mon dos et mes bras me disaient le contraire, mais si l'on devait s'attarder à toutes les chougneries corporelles, on irait pas bien loin. Je ne pense pas la vendre dans l'immédiat. Pour Paris, elle retournera au garage, étant donné que je roule en scooter dans la capitale, et sortira de temps à autre pour un peu de circuit, un peu de balade et un peu d'entretien. Je ne sais encore si elle fera partie du prochain voyage. Je me suis surpris à envisager tout et n'importe quoi pour la remplacer : un trail (V-Storm), une grosse GT (BMW), une sport-GT (VFR), ou carrément une hyper-sport (CBR)... De toutes manières, avant de rêver à une nouvelle monture il faut déjà avoir de quoi la financer !