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Parce que les transatlantiques...

L'Italie, et mon amie Corinne
Voyages - 2007 - Paris, Turquie, ailleurs (Honda CBR 600F)

28/08/2007

L'Italie est un pays merveilleux. Il y fait beau, les paysages sont à couper le souffle, les routes tournicotent à n'en plus finir et sont même d'excellente facture. C'en est au point que je roule en mode automatique sans regarder ma montre ni les kilomètres. La sanction tombe dans mon bras gauche et mes fesses sans aucune pitié. Pourtant je sais que je dois limiter mes efforts si je veux profiter pleinement de ce voyage.  Mais la moto a sur moi, parfois, un effet totalement hypnotique. Je roule et j'absorbe la route, le paysage, la région. Ce sont des moments comme cela qui me font repartir encore et encore chaque matin. La seule façon que j'ai trouvée pour résumer cette sensation est dans cette phrase : "Le monde est sous mes roues". Mais trêves de lyrisme motocyclique ! Je continue d'apprendre à gérer mon itinéraire. Les petites routes montagneuses sont destructrices pour la moyenne horaire : aux alentours de 50 km/h. Viser un point particulier sur la carte, à l'orée de la journée, demande de l'humilité si je ne veux pas me trouver au milieu de nul part, quand le soleil se couche. L'idée de cette semaine tournait autour de Firenze, Sienna et la Toscane. Je vais devoir réduire mes ambitions ou parcourir, plus que découvrir. Pour l'heure, je ne regrette pas mon choix d'ignorer les grands axes. Quel doux moment que celui où je me rafraîchis d'une glace (trois boules, ne lésinons pas) avant de boire un café stretto. Tout cela à la terrasse d'un troquet, sur la place d'un petit village, où l'occupation principale semble être d'écouter le bruit de la fontaine. Il y a le prix par les efforts de la route, mais ça le vaut bien !

Corinne, ma copine...

Corinne c'est le petit nom donné à la jeune fille installée dans mon téléphone GPS. Je demande à Corinne où je suis, elle me l'indique. Si je dois être guidé jusqu'à un point précis, sa douce voix me dirige avec (plus ou moins de) précision. S'il est bien un achat que je ne regrette pas c'est bien celui de mon 6110. A l'entrée de Lucca, j'ai juste eu à entrer l'adresse de l'auberge de jeunesse pour atterrir à son entrée en moins de 5 minutes. Finies ces angoissants moments à tourner en ville, moteur bouillant, à la recherche d'un panneau salvateur qui me dira où je dormirai. Fini les vaines interrogations devant un embranchement non indiqué sur mon atlas européen Michelin. En quelques touches de clavier téléphonique je sais où je suis et si je dois prendre à droite, à gauche ou revenir en arrière. Souvent, je dois revenir en arrière :  le GPS n'a pas guéri mon catastrophique sens de l'orientation.

Comme Alessandria, Lucca est dotée d'une très belle auberge de jeunesse. Le confort est spartiate : nous sommes 6 dans la chambre. Mais comme la ville est accueillante, il n'est nul besoin de s'attarder dans la chambre. Je m'offre une balade nocturne dans les rues encore très animées. C'est encore une fois la vie à l'italienne qui s'exprime pleinement : petite place où l'on traîne gentiment, discussions plus ou moins animées et dégustation de gelati (glaces). Moi, je m'installe sur un banc, je profite de l'ambiance et de la douceur de la soirée. Je fais un peu de tourisme au milieu de ces vieilles pierres, sans trop me forcer : mon corps décompresse de la journée moto.