Parce que les transatlantiques...
| Ankara, Istanbul |
| Voyages - 2007 - Paris, Turquie, ailleurs (Honda CBR 600F) | |||
![]() 13/09/2007Serait-ce parce que nous sommes le 13 du mois ? La journée a été assez nulle. Tout d'abord, je ne sais pas lire une carte. Alors que je voyais Istanbul et la frontière Bulgare à environ 300 kilomètres, le premier panneau croisé m'indique plus de 500 bornes ! Voilà qui promet une longue journée de route. Mais comme je me suis vite accoutumé au luxe de mon hôtel, je traîne jusqu'à tard dans la matinée avant de remonter en selle. Je quitte Ankara avec le réservoir très entamé. Vu le nombre de stations essence que l'on trouve dans le pays, je ne me précipite pas sur la première venue et préfère attendre d'être sur l'autoroute. Mal m'en a pris ! Les kilomètres défilent et je ne vois aucun logo salvateur poindre. Le voyant de "panique" est maintenant en train de clignoter et je suis en 6e, calé à re moins de 100 km/h, couché sur la moto, me maudissant de ne pas avoir respecté le proverbe "ne pas repousser à demain ce que l'on peut faite aujourd'hui". Enfin un panneau annonce la présence d'une station à 10 kilomètres. Ils sont parcourus avec l'angoisse au ventre. J'arrive heureusement à l'oasis de carburant et remplis le réservoir de 16,61 litres alors que sa contenance théorique s'arrête à 16 ! Le reste de la journée se passe sur le ruban de bitume offert par l'autoroute. Il y a de beaux paysages, mais je n'ai pas beaucoup de coeur à rouler aujourd'hui. Je me rends compte que j'ai mal pensé mon trajet et sa durée. Je risque d'arriver tard en Bulgarie, totalement perdu dans un pays dont l'alphabet n'est pas le mien. Je ne sais même pas comment s'écrit hôtel ! L'alternative n'est pas plus réjouissante : m'arrêter à Istanbul signifie le retour des galères citadines turques. Bref, je trace ma route d'un esprit morne. A l'approche d'Istanbul, il m'arrive exactement ce que je voulais éviter... Je me retrouve une fois de plus à la limite de la panne sèche ! Alors que toute la journée j'ai vu défiler des stations, lorsque mon témoin s'allume, rien à l'horizon ! Et c'est donc dans un mouvement de rage que je décide finalement d'aller dans Istanbul même pour trouver de quoi remplir mon réservoir. Vanessa m'avait prévenu, et elle ne m'avait pas menti : le trafic à Istanbul est parmi ce qu'on fait de pire. Et pourtant, je suis un parisien qui se déplace en deux-roues à Paris ! Mais en l'occurence, je n'ai même pas latitude à me faufiler entre les voitures arrêtées. Il n'y a pas la place. Et le moteur tourne, chauffe, consomme... Et le tableau de bord clignote... Et l'après-midi laisse place à la soirée... Je beugle ma satisfaction lorsqu'enfin je trouve de quoi nourrir ma moto. Il est 18h30, impossible de reprendre la route vers la frontière. Je m'oriente donc vers l'aéroport pour réitérer la solution de la veille : un hôtel de standing. Comme à Ankara, j'ai toutes les peines du monde à en trouver un. Et contrairement à Ankara, même loin du centre-ville, la circulation reste très dense. Après un temps infini, je pose la CBR devant un 4 étoiles. Ca sera 80 Euros pour la nuit. Ouch ! Moi qui étais parti pour faire des économies... Au moins, le standing est encore plus élevé que celui de la veille. Le programme de la soirée va donc consister à préparer au mieux la suite de ce (petit) périple pour ne pas revivre tout cela.
|