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Parce que les transatlantiques...

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Voyages - 2007 - Paris, Turquie, ailleurs (Honda CBR 600F)

19/09/2007 - 20/09/2007

J'attaque la dernière ligne droite par une chute à l'arrêt assez stupide. Je me suis rendu compte la veille que ma chaîne était quand même particulièrement détendue. L'histoire se répète : en 2002 il m'était arrivé sensiblement la même chose, à peu près au même moment dans le périple. Cette fois il ne s'agit pas d'une faute d'inattention de ma part, mais seulement de l'âge de la chaîne qui se fait sentir. Et puis, elle vient de prendre plus de 8000 kilomètres en une seule fois ! Je me dirige donc en premier lieu vers un garage pour la faire retendre. Sur place, le mécano me demande de m'assoir sur la moto pour évaluer la tension à établir. Pour mieux voir il débéquille la moto. Puis il me dit de descendre. Moi, j'oublie que la béquille est sagement repliée et la CBR vient m'imposer ses 200 kilos sur la jambe gauche. La suite est tristement gravitationelle : je m'effondre par terre avec la bécane. Mis à part mon ego, je m'en sors avec une éraflure sur l'embout de guidon. Vu l'état de ma moto, ça n'est pas ce qui va se remarquer le plus !

Je repars dans le matin autrichien, sous une chape de nuages qui se sont installés dans la vallée de Zell am See. Il fait horriblement froid. Inutile de mettre mes gants d'hiver, ils sont toujours détrempés suite aux orages hongrois. Néanmoins, je garde le plaisir de la route. J'enchaîne ascensions de cols et balades dans les plaines, assez raide sur la moto, pas trop vite, avec le paysage pour me faire oublier les morsures du froid sur mes mains. Je comptais initialement passer par la Suisse pour rentrer mais je me décide finalement pour l'Allemagne. Le fait est que j'en ai assez. Je veux rentrer vite maintenant. Voilà plus d'un mois que je suis sur les routes, mon chez moi me manque, mes amis me manquent, la danse me manque, et j'ai eu ma dose de moto pour un bon bout de temps. Sans pour autant déroger à ma règles de "chemins des écoliers", je trace une ligne droite en direction de Paris. Son milieu me mène à Strasbourg dans un hôtel Formule 1 en bord d'autoroute. Je me couche tôt pour pourvoir partir tôt le lendemain.

A 9 heures, je grelotte dans les Vosges. Il faut attendre 11 heures pour qu'enfin la température devienne supportable. Je traverse l'Est de la France d'un trait. Il est 16 heures quand mon voyage se conclut en bas de chez moi. La CBR a roulé sur 9324 kilomètres.