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Parce que les transatlantiques...

Epilogue
Voyages - 2009 - Vietnam (à pieds, bus, train, etc.)

Parlons tout de suite argent...
Le seul poste à faire frémir le banquier est celui du transport : environ 800 Euros par billet aller/retour, réservés quatre mois à l'avance. A noter, nous avions choisi, Julie et moi, le confort d'un vol direct sur Vietnam Airlines. Si l'on avait concédé plus de temps et une escale (20 heures contre 11), nous aurions pu attraper des billets à 450 Euros. A noter, ils sont restés à ce prix durant trois jours, puis sont montés à 600 Euros.
Pour le reste, le Vietnam n'est pas une destination qui vous ruinera. Comptez de 0,50 à 4 Euros pour un repas complet. Une nuit dans un bon hôtel oscille entre $20 et $30, et on en trouve de parfaitement corrects pour $10. Les transports intérieurs sont tout aussi donnés : $50 pour l'avion entre Da Nang et Saigon. Moins de $20 pour le train de nuit.
Si j'ai une recommandation pratique à faire : ne rien acheter avant de partir. Vous trouverez absolument tout sur place pour nettement moins cher. Donc, partez avec les vêtements que vous portez et... c'est tout ! Pour le reste : vous pouvez vous habiller sur place, vous fournir en produits d'hygiène sans problème, et même acheter les bagages. Je suis parti avec 5,5 kilos, ce qui n'a cessé de surprendre mon entourage, et bien, c'était déjà de trop !

Le voyage
Je n'ai pas du tout l'habitude de voyager de cette façon. A ce titre, ce fut une expérience intéressante et assez déroutante. Parce que je me déplace à moto à travers les pays, je suis rarement considéré comme un touriste. Partout où j'arrive, entre cuir, casque, moto et poussière, je suis avant tout perçu comme un voyageur, et parfois comme une anomalie. A ce titre, les rapports aux gens sont particuliers. J'attise la curiosité, et nettement moins l'appât du gain.
Pour le Vietnam, à s'armer du Guide du Routard, on reste dans des chemins bien balisés et des rôles convenus. Si d'aucuns passent trois semaines avec un tour-operator, notre différence tient surtout aux aspects pratiques et, un peu, à la liberté de mouvements. Mais il ne faut pas se faire d'illusions : nous restons des touristes, qui croisons d'autres touristes, pour voir des endroits pour les touristes, avec des populations autochtones qui travaillent pour les touristes. Alors, forcément, il faut oublier une certaine forme d'authenticité, démasquer la flagornerie et dénicher la sincérité. Il faut aussi savoir prendre le temps, ne pas trop courir, et tenter d'entrer dans un univers où l'on est étranger. C'est ce qui m'a d'ailleurs motivé un certain "retrait" dans la gestion du voyage : j'ai préféré suivre, observer, vivre et me laisser porter. C'est le pendant de mes voyages à moto, pour lesquels j'ai l'habitude de dire "le monde est sous mes roues". Façon de simplement s'imprégner, plutôt que de vouloir saisir à tout prix ce qu'on nous dit d'attraper. Et je pense avoir un peu agacé mes camarades avec cette passivité !
Maintenant, faisons fi des jérémiades ! Le Vietnam est un pays qui mérite d'être découvert et visité. Je retiens, je me remémore, les paysages de Sapa, la folie de Hanoï et Saïgon, les marchés bruyants et multicolores, les repas dans les boui-boui, mon rasage à Hoi An, le déjeuner dans la boutique du tailleur, les quatre heures tassé dans un bus local, les saveurs, les odeurs, et tant d'autres choses...
Je garde et je chéris  les moments avec les amis : le plaisir d'être ensemble, la promiscuité qui devient proximité, les inquiétudes, les joies, les nerfs qui lâchent face au froid, et les franches rigolades. Bref, tout ce qui fait le sel du voyage entre amis...
A refaire ? Définitivement !